Violife, les « fromages contemporains » vegan, arrivent en France

Après le rachat de Violife en 2019, le groupe Upfield, spécialisé dans l’alimentation végétale, annonce le déploiement de cette gamme de « fromages » vegan en France. 

Crédit pho­to : Violife

Jeu­di 11 févri­er 2021, le groupe Upfield organ­i­sait sa deux­ième prise de parole en France. Après avoir intro­duit son beurre végé­tal, l’entreprise annonçait le lance­ment de la mar­que Vio­life dans l’Hexagone, après son rachat en 2019.

L’idée vient du régime méditerranéen 

À l’origine de Vio­life, une famille grecque, con­va­in­cue des bien­faits du régime méditer­ranéen – qui ne con­tient que peu de pro­téines d’origine ani­male. Depuis les années 90, Vio­life s’attèle donc à pro­pos­er des alter­na­tives au fro­mage depuis une usine en Grèce. Un joli sto­ry­telling. Suf­­fi­ra-t-il à convaincre ?

Faire progresser le végétal dans les habitudes alimentaires

La France n’est pas la cham­pi­onne du monde en matière de végan­isme, mais les équipes du groupe Upfield enten­dent bien chang­er la donne. Syl­vain Biren, directeur mar­ket­ing, explique que le lance­ment des fro­mages veg­an Vio­life en France a pour ambi­tion de « faire pro­gress­er le végé­tal dans les habi­tudes ali­men­taires des con­som­ma­teurs français. » Dis­tribuées à par­tir du mois d’avril en grande dis­tri­b­u­tion, ces alter­na­tives végé­tales au fro­mage vien­nent ren­forcer les aspi­ra­tions du groupe. « Au-delà du lance­ment de pro­duit, nous voulons affirmer notre démarche bien-être, san­té et envi­ron­nemen­tale », assure-t-il.

La crèmerie devient végétale

D’après Char­lotte Bou­quet, cheffe de pro­duit Vio­life, ce type d’initiatives « sans com­pro­mis » pour­rait aider la pop­u­la­tion à chang­er ses habi­tudes ali­men­taires. « La crèmerie a déjà pris un tour­nant végé­tal, affirme-t-elle. Les bois­sons végé­tales à base de soja ou d’amandes ont déjà pénétré les rayons, idem pour les yaourts. Ces pro­duits représen­tent respec­tive­ment 24% et 20% du marché. Le seul retar­dataire ? C’est le fro­mage. » Avec un poten­tiel de près de 6 mil­liards d’euros de chiffre d’affaires, il s’agit du plus gros seg­ment de la crèmerie, mais aus­si de l’aliment qui manque le plus (avec le choco­lat) à celles et ceux qui adoptent une ali­men­ta­tion végé­tal­i­enne. 

Fromage « tradi » vs « contemporain »

Avec des pro­duits inspirés des univers du snack­ing et de la street food (râpé, tranch­es…), Vio­life ne vise pas de rem­plac­er le fro­mage tra­di­tion­nel que l’on sert sur un plateau à l’apéro, mais bien de s’introduire dans les usages de restau­ra­tion rapi­de. Burg­ers, piz­zas, sand­wich­es… c’est aus­si dans cette optique que la mar­que se rap­proche de cer­tains restau­rants, en parte­nar­i­at avec Veg­Oresto.

Et côté compo ?

Les recettes sont sim­ples, sans allergène. Pas de lait – évidem­ment – ni de soja, noix ou lac­tose dans les pro­duits. Char­lotte Bou­quet garan­tit qu’ils ne con­ti­en­nent « ni sub­stances arti­fi­cielles, ni OGM, ni con­ser­va­teurs. » Côté com­po­si­tion, la liste des ingré­di­ents est som­maire : eau, ami­don, sel de mer, col­orants et arômes naturels… et huile de coco. De quoi soulever quelques ques­tions, au regard de l’ambition envi­ron­nemen­tale du Groupe Upfield. « Le prob­lème, c’est qu’aujourd’hui pour pro­pos­er des alter­na­tives au fro­mage, il existe trois options : l’huile de palme, la noix de cajou, et l’huile de coco, jus­ti­fie Char­lotte Bou­quet. On ne voulait pas d’huile de palme, ni de noix de cajou, qui peut être un allergène. L’huile de coco nous paraît être, à ce jour, la meilleure solu­tion. » En atten­dant une alter­na­tive européenne plus éco­lo, elle promet que Vio­life béné­fi­cie d’une cer­ti­fi­ca­tion qui con­trôle la qual­ité de la chaîne d’approvisionnement.

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