Gombo, le légume insolite : où le trouver et comment le cuisiner

 

Courgette, brocoli, carotte… On a l’impression de toujours manger les mêmes légumes. Et à raison. Pour sortir de cette routine légumière, on vous propose une rubrique légume insolite. Ici on vous présente le gombo.

L’histoire du légume

Le gom­bo, aus­si appelé Okra est un petit légume vert sous forme de cap­sule, à la peau lisse ou duvetée et qui ren­ferme des petites graines comestibles.En terme de goût,  il ressem­ble un peu à l’aubergine mais avec une tex­ture glu­ante lorsqu’il est cuit. Glu­ant qui pour­rait en décon­cert­er cer­tains si on ne vous assur­ait pas que ce légume pour­rait vite devenir une habi­tude.

Cul­tivé en Égypte sur le bord du Nil au 12e siè­cle, le légume s’est exporté par la suite en Europe puis aux États-Unis. On le retrou­ve encore aujourd’hui notam­ment comme ingré­di­ent dans des plats tra­di­tion­nels Africains, Indi­ens, Antil­lais.

Un aliment riche en vitamines

Le gom­bo est très riche en vit­a­mine A et C. Il est égale­ment une excel­lente source de minéraux et d’oligo-éléments dont le cal­ci­um, le potas­si­um, le mag­né­si­um, le cuiv­re et le fer. Sans matières grass­es, le gom­bo est facile­ment digestible mais peut en revanche avoir des effets légère­ment lax­at­ifs car il est plutôt fibreux.

Un apport calorique faible

Pour 100 g de gom­bo cuit, il faut compter :

Énergie : 32 calo­ries
Eau : 90 %
Pro­téines : 1,9 g
Matières grass­es : 0,2 g

Glu­cides : 7 g
Fibres : 3,2 g

Où le trouver

Vous le trou­verez dans les épices d’alimentation africaines ou asi­a­tique et par­fois par chance dans les grandes enseignes.

Comment le conserver

Pour une con­ser­va­tion au réfrigéra­teur, assurez-vous qu’il n’y a pas d’eau au dessus. Le gom­bo frais se con­serve générale­ment au fri­go dans un sac plas­tique per­foré (pas plus d’une semaine). Vous pou­vez les net­toy­er avec un essuie-tout pour enlever toute l’eau dessus.Si vous vous apercevez que les gom­bos ont une couleur brunâtre ou ont noir­cis, jetez-les car ils ne sont plus comestibles.
Pour une con­ser­va­tion au con­géla­teur, passez les 2 min­utes à l’eau bouil­lante, lais­sez-les refroidir dans l’eau glacée, égout­tez-les et lais­sez les entiers ou coupés en fines tranch­es dans le con­géla­teur.

Comment le préparer

Avant de le cuisin­er, frot­tez douce­ment avec le gom­bo (qui a un peu de duvet sur sa peau) avec une brosse à légumes ou un papi­er absorbant. Lavez-les puis égout­tez-les. Coupez la tige et le bout du capu­chon si vous le faite cuire entier.

Comment le cuisiner

Le gom­bo se cui­sine de dif­férentes façons. Vous pou­vez le manger cru, cuit à la vapeur, frit, sauté ou encore mar­iné — 15 à 20 min­utes suff­isent générale­ment à la cuis­son.

Cru, il est craquant. Cuit, il est visqueux et peut devenir pâteux. Mangez-le cru dans vos salades ou cuit comme légume, en accom­pa­g­ne­ment de vos sauces.

Le gom­bo se marie bien avec la tomate, l’oignon, ou le poivron. Pour des saveurs indi­ennes ou japon­ais­es, mélangez le au cur­ry, à la corian­dre, ou à l’origan. Enfin, le gom­bo sert à épais­sir les soupes et les autres plats.

Deux recettes faciles

Gom­bo au cur­ry
Faire revenir dans de l’huile des oignons, du piment fort et des épices indi­ennes (masala, cumin, cur­cuma).
Laver et découper les gom­bos en ron­delles.
Met­tre des ron­delles de gom­bos et faire revenir une quin­zaine de min­utes.
Ajouter une tomate coupée en dés, du jus de cit­ron et pour­suiver la cuis­son en remuant régulière­ment.
Rajouter de la corian­dre fraîche et servez (avec du riz, de préférence).

Gom­bo et maïs sucré
Faire revenir des oignons dans de l’huile d’o­live.
Ajouter 1 feuille de lau­ri­er, thym, basil­ic, et selon votre goût, du piment fort en poudre.
Ajouter des languettes de poivron vert, des tranch­es de gom­bos, des dés de tomates et du bouil­lon de légume (ou de l’eau, juste assez pour que le fond n’at­tache pas).
Faire mijot­er une quin­zaine de min­utes puis ajouter des grains de maïs sucré (frais ou en con­serve).
Saler, poivr­er, et laiss­er cuire une dizaine de min­utes puis servir.
On peut en out­re rem­plac­er le maïs par des hari­cots verts ou jaunes).

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