La protection animale reste une des préoccupations majeures de la société française 

C’est ce que révèle la quatrième vague du baromètre annuel « Les Français et le bien-être animal », mené par la Fondation 30 Millions d’Amis et l’Ifop. 

Pub­liés le 25 jan­vi­er 2021, les résul­tats du baromètre sur les attentes de la pop­u­la­tion française en matière de bien-être ani­mal mon­trent qu’entre la société et les poli­tiques, les rela­tions ne sont pas au beau fixe. 

En effet, alors que nos préoc­cu­pa­tions sur le sujet aug­mentent, les actions du gou­verne­ment et des instances de déci­sion restent bien en-dessous des attentes citoyennes.

Les politiques ne défendent pas assez les animaux

Plus de deux tiers des per­son­nes inter­rogées (69%) esti­ment que les poli­tiques ne défend­ent pas suff­isam­ment les ani­maux. Les actions encour­ageantes pris­es ces derniers temps (fin de la  cas­tra­tion des porcelets et du broy­age des poussins, mesures pour lut­ter con­tre l’abandon des ani­maux de com­pag­nie, inter­dic­tion de la cap­tiv­ité des ani­maux sauvages dans les cirques itinérants, fin des del­phi­nar­i­ums, fer­me­ture des éle­vages de visons pour leur four­rure…) n’auront pas per­mis de redor­er com­plète­ment leur blason.

Le gou­verne­ment n’est pas seul à être incrim­iné : les instances judi­ci­aires (juges, tri­bunaux) et lég­isla­tives sont égale­ment pointées du doigt.

La population en faveur de l’interdiction des sources de souffrance animale

La grande majorité des indi­vidus sondés se déclare favor­able à l’inter­dic­tion de toute expéri­men­ta­tion ani­male (89%), de l’élevage inten­sif (85%), de la chas­se à courre (77%), des cor­ri­das (75%) et de la présence d’animaux sauvages dans les cirques (72%). Ce qui fédère le plus reste l’opposition au com­merce de la four­rure (90%).

En revanche, d’autres propo­si­tions rem­por­tent une adhé­sion plus timide : l’interdiction des del­phi­nar­i­ums ne rassem­ble que 66% des gens, la vente d’animaux de com­pag­nie par petites annonces 64%, celle en ani­ma­lerie 61% et la stéril­i­sa­tion oblig­a­toire des ani­maux de com­pag­nie 57%. 

Un permis de détention pour lutter contre l’abandon ?

L’abandon des ani­maux de com­pag­nie reste un sujet qui mobilise de nom­breuses per­son­nes. C’est pourquoi elles sont 84% à estimer qu’il serait utile de met­tre en place un per­mis de déten­tion d’animaux de com­pag­nie. La mesure n’est pas envis­agée dans la propo­si­tion de loi sur le bien-être ani­mal, mais l’idée fait son chemin. 

Et côté élevage… 

La France est loin d’être la cham­pi­onne du végan­isme, mais la pop­u­la­tion est sen­si­bil­isée par les vidéos d’alerte des asso­ci­a­tions. Les con­di­tions d’abattage, notam­ment, sont rejetées en bloc : 84% des per­son­nes répon­dantes esti­ment que la pra­tique con­sis­tant à abat­tre des ani­maux en pleine con­science est inac­cept­able, quelles que soient les cir­con­stances. Alors que l’on dit les jeunes généra­tions plus sen­si­bles et engagées que les précé­dentes, ce sont plutôt les seniors qui se mobilisent sur le sujet : chez les plus de 65 ans, 67% se dis­ent tout à fait d’accord avec cette propo­si­tion. Une pro­por­tion qui baisse à 39% chez les moins de 25 ans. 

 

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