Nos 6 conseils pour s’habiller éthique facilement

 

S’habiller éthique s’avère être un changement important quand on commence à vouloir modifier ses habitudes de consommation, surtout si on est passioné.e de mode. Mais il suffit de prendre quelques bonnes habitudes. Chez Vegan Magazine, on vous donne quelques conseils pour un shopping éthique.

Illustration de page d’accueil : © Alexis Garcia pour Vegan Magazine

 

#1 — Lire les étiquettes (!)

Lors d’un achat en mag­a­sin, il faut penser à bien lire les éti­quettes des vête­ments, de même sur inter­net, avec la descrip­tion du pro­duit. On pense sou­vent qu’une petite bou­tique sym­pa­thique en ville nous pro­pose de jolies pièces « Made in France » à prix élevé mais en y regar­dant de plus près, ce n’est pas vrai­ment le cas. Lire les éti­quettes, c’est le pre­mier réflexe à pren­dre pour se ren­dre compte de ce qu’est le vête­ment (les matières) et d’où il vient (la prove­nance). D’autant plus lorsqu’on est veg­an. Appren­dre à décrypter les matières ani­males se révèle essen­tiel : la laine, la soie, le cuir, le cachemire, l’alpaga, etc.

© Alex­is Gar­cia pour Veg­an Mag­a­zine

#2 — Vérifier la provenance

Un vête­ment fab­riqué en France, c’est ras­sur­ant. Les règle­men­ta­tions en Europe sont plus strictes et assurent des con­di­tions de tra­vail décentes pour les tra­vailleurs, ce qui n’est pas for­cé­ment le cas dans d’autres pays comme le Bangladesh. Mais cela ne veut pas dire que le « Made in Chi­na » est à ban­nir. Cer­taines mar­ques par­ticipent active­ment au développe­ment de ces pays. Elles met­tent un point d’honneur à instau­r­er une éthique dans leur mode de fonc­tion­nement. S’assurer du lieu de fab­ri­ca­tion reste un critère à pren­dre en compte.

Il est aus­si impor­tant de con­naître l’origine du tis­su, qui, bien qu’il soit assem­blé en Europe, n’a pas tou­jours été conçu de manière éthique et eco-friend­­ly (récolte, tein­ture, con­di­tions de tra­vail dans le pays d’origine…). On se réfèr­era à la mar­que pour en savoir plus.

#3 — S’intéresser aux matières

Lire les éti­quettes c’est bien, les com­pren­dre c’est mieux. Cer­taines matières sont plus pol­lu­antes que d’autres et il est intéres­sant d’en avoir con­science. Les matières syn­thé­tiques sont chim­iques, ce qui n’est pas idéal pour l’environnement. Mais atten­tion car toutes les matières naturelles ne sont pas par­faites, c’est le cas du coton clas­sique qui demande beau­coup d’eau. On optera pour son alter­na­tive biologique et cer­ti­fiée GOTS si pos­si­ble. Notons qu’une matière naturelle est tout de même préférable.

On peut aus­si se diriger vers des matières recy­clées, en général le plas­tique, et vers les dif­férents nou­veaux cuirs végé­taux présents sur le marché : à base d’ananas, de champignon, d’eucalyptus, de pomme, etc.

Enfin, on n’oublie pas les tein­tures qui pol­lu­ent les eaux et on encour­age les mar­ques qui s’engagent à utilis­er des tein­tures et solvants moins nocifs.

#4 — Acheter d’occasion ?

C’est ce qui sem­ble être la solu­tion la plus écologique. On ne pro­duit plus, on réu­tilise. Le vin­tage est en plein essor et il existe de plus en plus de friperies et e‑shops per­me­t­tant de trou­ver son bon­heur.

On peut aus­si s’inscrire à des vide-dress­ings en ligne pro­posant une offre incroy­able d’articles. En plus d’être éthique, c’est un moyen économique de renou­vel­er sa garde-robe.

#5 — Se méfier des grandes marques de fast fashion

Pour éviter des sur­pris­es et des décep­tions, il faut se dire que les grandes enseignes de fast-fash­ion ne sont pas des exem­ples en matière d’éthique. Pour pro­duire autant et pro­pos­er des prix aus­si bas, quelqu’un paie à un moment. Et en général, ce sont les tra­vailleurs à l’autre bout du monde et la planète. Mêmes les col­lec­tions « green » de ces mar­ques ne sont pas si éthique. On s’intéresse alors plutôt aux petites enseignes et créateurs.trices engagé.es, avec de vraies valeurs et qui agis­sent en ce sens.

#6 — Se renseigner sur les marques

Faire atten­tion au pays de fab­ri­ca­tion, aux con­di­tions de tra­vail, aux matières et surtout à leur orig­ine, com­ment retrou­ver toutes ces infor­ma­tions ? En général, ce n’est pas tou­jours spé­ci­fié claire­ment.

Il faut savoir que les mar­ques peu­vent met­tre en avant leur éthique, et en général elles le font sur leur site inter­net dans la caté­gorie « À pro­pos ». Si rien n’est exprimé con­cer­nant les matières, les procédés de fab­ri­ca­tion ou les con­di­tions de tra­vail, ce n’est mal­heureuse­ment pas bon signe.

Pour creuser un peu plus loin et obtenir des ren­seigne­ments absents des sites inter­net, il est tout à fait pos­si­ble d’envoyer un mes­sage sur les réseaux soci­aux de la mar­que. Sans retour de leur part, inutile de per­dre son temps, il y a de fortes chances pour que l’éthique ne soit pas une pri­or­ité pour elle.

Les mar­ques les plus trans­par­entes vous par­leront de leur fonc­tion­nement en détail, et c’est impor­tant quand on cherche à s’habiller éthique. Il ne faut donc pas hésiter à les sol­liciter.

 

Note de la rédaction

Veg­an Mag­a­zine s’at­tache à met­tre en lumière non seule­ment des matières sans pro­duit ani­mal, mais aus­si écologiques et humaine­ment respon­s­ables. Le marché du tex­tile représente une des indus­tries les plus pol­lu­antes et est la cause de plusieurs cat­a­stro­phes, notam­ment l’effondrement du Rana Plaza en 2011.

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