Rencontre avec Fanny Mijon, créatrice de The Friendly Kitchen

The Friendly Kitchen, c’est le tout nouveau restaurant vegan de l’Est parisien. Situé rue Popincourt dans le 11e, c’est un lieu végétalien chaleureux, où l’on peut se réunir et dîner, que la cheffe Fanny Mijon nous propose.

Photographie de page d’accueil : © Pierre Besse

© Alex­is Gar­cia

Un restaurant et un bar à vin chaleureux

Les étab­lisse­ments de restau­ra­tion rapi­de et can­tines healthy veg­an com­men­cent à être nom­breux à Paris. C’est pourquoi Fan­ny Mijon décide, il y a un an, de se lancer dans l’aven­ture d’un restau­rant avec une expéri­ence dif­férente, autant dans le choix de la carte que de l’am­biance lumineuse ou du ser­vice ; un lieu où l’on prend le temps. “Ce que j’aime dans la cui­sine tra­di­tion­nelle française, c’est l’aspect tra­vail­lé, un coté soir avec un ser­vice à table, du vin (ou pas d’ailleurs), et une cer­taine durée du dîn­er avec entrée-plat-dessert”. Pour la cheffe, le ser­vice du soir per­met égale­ment de s’ou­vrir à une clien­tèle plus large, pas for­cé­ment végé­tal­i­enne : “c’est le moment où l’on vient plus facile­ment avec ses amis ou sa famille”.

Une carte végétale avec des produits frais et de saison

Si The Friend­ly Kitchen est cen­tré sur l’ex­péri­ence du client, il l’est à plus forte rai­son sur assi­ette. Les plats végé­tal­iens y sont généreux et fins, comme les conchiglio­n­is ricot­ta (veg­an) et épinard ou le hou­mous cit­ron­né. La carte de The Friend­ly Kitchen est rac­cour­cie — 3 entrées, 3 plats & 3 desserts — afin de garan­tir la fraîcheur des plats et de ren­dre pos­si­ble un 100% fait mai­son.

Dans son proces­sus créatif, Fan­ny Mijon utilise le tableau des légumes et fruits de la sai­son, la pre­mière étape pour con­fec­tion­ner ses plats. C’est pourquoi en novem­bre, on a retrou­vé bet­ter­ave, carotte, épinard et bro­coli au menu du restau­rant.

© Alex­is Gar­cia

Le parcours de Fanny Mijon

Diplômée d’é­cole de com­merce et veg­an depuis longtemps, Fan­ny Mijon mul­ti­plie les expéri­ences chez les restau­ra­teurs veg­an. Elle passe par Comp­toir Veg­gie où elle peut com­mencer à exercer sa créa­tiv­ité sur le menu, puis arrive chez VG Pâtis­serie, où elle trou­ve le sou­tien de Bérénice Lecon­te, la fon­da­trice. Elle s’y forme alors à l’art déli­cat de la pâtis­serie végé­tale.

Après un busi­ness plan bien rôdé, elle lance, en avril 2018, une cam­pagne de finance­ment par­tic­i­patif sur Ulule, qui lui per­met de financer une par­tie des dépens­es et de ren­dre crédi­ble son pro­jet auprès des ban­ques. Nous lui avons demandé quel con­seil elle pour­rait don­ner à un nou­v­el entre­pre­neur (veg­an) : ce serait de met­tre l’ac­cent sur “l’aspect humain du pro­jet et per­me­t­tre de se pro­jeter avec un menu et un lieu en amont. Il ne faut pas égale­ment hésiter à se tourn­er vers de nom­breuses ban­ques, car toutes n’ont pas les mêmes affinités envers cer­taines activ­ités”.

Une Friendly Kitchen en effervescence

En plus du ser­vice du soir et du same­di midi, The Friend­ly Kitchen pro­pose désor­mais tous les samedis un brunch, au prix de 29 euros. On y trou­ve notam­ment un gra­nola mai­son, une gaufre “façon falafel” et un banana bread.

Pour le 31 décem­bre, un menu spé­cial à 65 euros sera pro­posé avec un parte­nar­i­at avec Jay & Joy qui met­tra sur la table son fameux Joie Gras. Un peu plus loin, le dimanche 12 jan­vi­er 2020, c’est un brunch “à 4 mains” que l’on retrou­vera chez The Friend­ly Kitchen, avec Willy Berton, le chef du Veg­an Goril­la à Nice.

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