Entrepreneur.e de la food ? Voici ce qu’attendraient les consommateurs français

Laits végétaux, alternatives végétales aux produits de la mer, ou viennoiseries 100% végétales ? Grâce à son travail d’enquête mené dans 9 pays européens, ProVeg dresse un paysage des opportunités de marché pour les années à venir. Vegan food entrepreneurs, vous êtes sur la bonne voie ! 

 

Une enquête internationale intelligente

L’association ProVeg Inter­na­tion­al, dont l’objectif est de pro­mou­voir la con­som­ma­tion de pro­duits d’origine végé­tale et de dimin­uer de moitié la con­som­ma­tion mon­di­ale d’animaux d’ici 2014 (“50by40”), vient de pub­li­er les résul­tats d’une enquête réal­isée sur plusieurs mois au sein de neuf pays européens. L’ambition de cette étude ? Iden­ti­fi­er les pro­duits veg­an que les con­som­ma­teurs européens appré­cient, ceux qui les déplaisent, et ceux qui leur man­quent pour dress­er un paysage des oppor­tu­nités de marché sur les années à venir. 

Plus de 6000 per­son­nes provenant du Roy­aume-Uni, d’Allemagne, de France, d’Autriche, de Bel­gique, des Pays-Bas, de Suisse, du Dane­mark, ou encore de République Tchèque, ont ain­si au cours des derniers mois été ques­tion­nées sur leurs habi­tudes et leurs expéri­ences de con­som­ma­tion de pro­duits veg­an par ProVeg. Près de 75% d’entre elles étant déjà veg­an ou qua­si-veg­­an — et étant ain­si déjà famil­ière avec l’offre ali­men­taire végé­tale exis­tante dans leur pays -, ProVeg estime que les répons­es récoltées peu­vent ain­si servir aux pro­duc­teurs et dis­trib­u­teurs d’articles ali­men­taires à (re)définir leurs futures gammes de pro­duits. 

Si le potentiel du végétal était encore à prouver…

Le marché du végé­tal est loin d’être arrivé à sat­u­ra­tion, de nom­breux nou­veaux pro­duits veg­an trou­veraient encore leur pub­lic dans les années à venir.  C’est la pre­mière des con­clu­sions des don­nées de cette étude, puisque la majorité des répon­dants estime qu’il n’existe à ce jour pas suff­isam­ment de pro­duits veg­an dans les rayons, et ce, quelle que soit la caté­gorie de pro­duits. 

En ren­trant dans le détail, on note que les sondés (qu’ils soient veg­an ou flex­i­tariens) sont par­ti­c­ulière­ment deman­deurs d’un étof­fe­ment de l’offre de fro­mages végé­taux, de repas prêts à con­som­mer, d’alter­na­tives à la viande et de vien­nois­eries

En ter­mes de car­ac­téris­tiques pro­duits, les con­som­ma­teurs sont en demande de pro­duits moins chers, aux saveurs tex­tures & ingré­di­ents plus diver­si­fiés, des­tinés à des occa­sions de con­som­ma­tion plus var­iées. Autant d’indices qui por­tent à croire que le poten­tiel du marché du végé­tal est loin d’être totale­ment exploré. 

Ce qu’il faut retenir, en 5 points

Les enseigne­ments de l’enquête menée par ProVeg sont nom­breux, mais s’ils ne fal­lait en retenir cinq, voici ceux que nous retien­dri­ons : 

  • Les con­som­ma­teurs optent pour la con­som­ma­tion de pro­duits veg­an pour les raisons suiv­antes : la nou­veauté de ces derniers, leurs bien­faits pour la san­té, la con­fi­ance qu’ils accor­dent à une mar­que. La con­di­tion ani­male joue égale­ment un rôle impor­tant dans les déci­sions d’achat d’une par­tie non nég­lige­able des sondés. 
  • Le goût con­stitue le pre­mier des élé­ments sur lequel les entre­pre­neurs et dis­trib­u­teurs de l’alimentaire doivent se con­cen­tr­er pour séduire les con­som­ma­teurs — le manque de simil­i­tude de goût et de tex­ture entre les pro­duits carnés, les pro­duits laitiers et leurs alter­na­tives végé­tales a été iden­ti­fié comme l’un des freins fon­da­men­taux à la con­som­ma­tion de ces-derniers. 
  • Le prix demeure une bar­rière pour nom­bre de con­som­ma­teurs qui le désig­nent comme l’élément dont ils sont le moins sat­is­faits : les pro­duits veg­an sont encore perçus comme trop chers à ce jour. 
  • Plus de 90% des sondés affir­ment con­som­mer du lait végé­tal, et sont glob­ale­ment sat­is­faits de l’offre exis­tante.
  • L’offre d’alter­na­tives végé­tales aux pro­duits de la mer reste très lacu­naire, ce qui amène ProVeg à recom­man­der le développe­ment de ce type d’articles (et de s’éloigner de ce qui existe déjà, à savoir les “fish fin­gers” et les “fish burg­ers”)

 

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