Les arguments sanitaires et écologiques en faveur d’une alimentation plus végétale

La Fondation Louis Bonduelle s’est donnée pour objectif d’encourager et de faciliter l’amélioration de nos habitudes alimentaires. Son Livre Blanc “L’alimentation végétale pour répondre aux enjeux planétaires. Pourquoi et Comment ?”, sorti en mars 2020, revient sur les raisons écologiques et sanitaires (et les nombreuses études qui les accompagnent) pour lesquelles il devient urgent de végétaliser nos assiettes.

 

L’espérance de vie en question

Nom­bre des recom­man­da­tions de l’OMS soulig­nent que le végé­tal con­stitue un véri­ta­ble levi­er pour ren­dre son ali­men­ta­tion plus saine et durable (con­som­mer 2 à 3 por­tions de fruits & 2 à 3 por­tions de légumes par jour, manger régulière­ment des légu­mineuses,…). Depuis 2003, elle pré­conise une con­som­ma­tion quo­ti­di­enne de 400 g min­i­mum de fruits et légumes pour prévenir cer­taines mal­adies chroniques telles que les can­cers, le dia­bète de type 2 ou encore l’obésité. L’analyse 2019 de la Fon­da­tion Louis Bon­du­elle mon­tre que cette recom­man­da­tion est encore aujourd’hui loin d’être suiv­ie dans nom­bre de pays (y com­pris en Europe).  

San­té Publique France nous encour­age égale­ment à aug­menter la part des végé­taux dans notre ali­men­ta­tion, mais aus­si à accroître la part du biologique et le fait-mai­­son. Que ce soit à l’échelle régionale ou mon­di­ale, l’insuffisante con­som­ma­tion de végé­taux con­stitue en réal­ité l’une des raisons majeures du risque de diminu­tion de notre espérance de vie (Glob­al Bur­den of Dis­ease, étude de l’U­ni­ver­sité de Wash­ing­ton).

Les émissions de gaz à effet de serre

Notre sys­tème ali­men­taire est respon­s­able de 25 à 30% des émis­sions totales de gaz à effet de serre (GES) ; dont une part non nég­lige­able de ces émis­sions est imputable à l’élevage. Le GIEC (Groupe d’Ex­perts Inter­gou­verne­men­tal sur l’Evo­lu­tion du Cli­mat) insiste en 2019 sur l’importance de réduire les émis­sions de GES de tous les secteurs pour garan­tir un réchauf­fe­ment mon­di­al inférieur aux 2°C et con­seille notam­ment de repenser notre util­i­sa­tion des ter­res (cul­tures adap­tées, boise­ment). À not­er que pour répon­dre à cette attente, les régimes qui réduisent l’apport en pro­téines ani­males au prof­it des pro­téines végé­tales sont à priv­ilégi­er puisqu’ils présen­tent une empreinte car­bone réduite (étude menée pour la France ; Sola­gro, After­res 2050).

Si nous respec­tions réelle­ment les recom­man­da­tions nutri­tion­nelles actuelles, nous pol­lue­ri­ons davan­tage. Seul un régime ali­men­taire accor­dant une place plus impor­tante aux pro­téines végé­tales, fruits et légumes per­me­t­trait de nour­rir saine­ment et durable­ment l’humanité. Le Con­seil Supérieur de la san­té de Bel­gique, en inté­grant le critère de souten­abil­ité dans ses recom­man­da­tions, a été amenée à pro­mou­voir une lim­i­ta­tion de la con­som­ma­tion de viande rouge & trans­for­mée, et à soutenir les apports en fruits, légumes frais locaux et de sai­son.

Selon la Com­mis­sion Eat-Lancet, un régime ali­men­taire durable et sain est un “régime flex­i­tarien essen­tielle­ment à base de végé­taux”.

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